28 septembre 2010
La malle d'Adèle dans Ouest France!
Une journaliste de Ouest France et un photographe sont venus chez moi hier,
faire une interview pour un papier dans Ouest-France sur l'essor des
boutiques en ligne pour les créateurs.
vous le trouverez ici
et je fais un copier-coller de l'article
Elles sont devenues des pros du « fait maison »
mardi 28 septembre 2010
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Adèle Le Gall propose ses bijoux textiles depuis un an sur un site spécialisé. « Bon, pour l'instant, admet-elle, je ne gagne qu'un petit smic, voire moins, selon les mois. »
Philippe Renault
Depuis le début de ce XXIe siècle, les loisirs créatifs affichent une belle santé. Selon la dernière étude d'Ipsos, plus de 30 millions de Français cousent à la machine, collent de la mosaïque, enfilent des perles... bref, créent de jolies choses de leurs mains. La prochaine décennie s'annonce comme celle de la professionnalisation de cette création « fait maison ».
Car, désormais, on vend. Mieux, on commence à en vivre ! Ainsi, Adèle Le Gall a ouvert La malle d'Adèle, son atelier, chez elle, à Pacé, près de Rennes. Cette fille d'artistes crée des bijoux textiles, ornés de perles et de boutons de céramique, qu'elle façonne et cuit elle-même. « Bon, pour l'instant, admet-elle, je ne gagne qu'un petit smic, voire moins, selon les mois. Mais, depuis que j'ai débuté la vente en ligne, ça ne cesse d'augmenter. J'ai vendu 100 €, le premier mois, 200 € le suivant... »
Comme 4 000 créatrices, cette Bretonne a choisi alittlemarket.com (un petit marché, en anglais), plateforme Web dédiée à la vente de ces créations artisanales. « Pour moi, c'est l'idéal. Avant, je faisais les marchés de bord de mer et tous les festivals. Depuis que je suis mère de famille, c'est devenu compliqué. » Autre avantage, non négligeable : « Ce site ne nous prend que 5 %, lors d'une vente. Dans un vrai magasin, qui doit payer son loyer, on vous prélève, en général, de 30 % à 50 %. »
« Mes petits bidules »
Ce genre de boutiques communautaires en ligne prolifère actuellement, pour suivre la demande des créatrices, car, « oui, c'est vrai, rigole Adèle, nous ne sommes quasiment que des filles ! »
La Caennaise Eudeline Poutas, tantôt couturière, tantôt illustratrice, a choisi, elle, la version française du site allemand Da Wanda (70 000 créateurs et designers dans le monde), pour vendre « mes petits bidules en tous genres ».
Comme Adèle la Bretonne, Eudeline la Normande a des études d'arts plastiques derrière elle. C'est loin d'être le cas de toutes les adhérentes de ces sites. « Il y a de tout », confirme Adèle. Y compris des néophytes. N'est-ce pas dévalorisant, pour une pro, de se retrouver sur le même catalogue ? « Je me suis posé la question. Puis, j'ai oublié. Quand on travaille, isolée chez soi, c'est tellement sympa de pouvoir échanger sur les forums. On finit par toutes se connaître. »
Nicolas Cohen et Nicolas d'Audiffet, les fondateurs d'alittlemarket, enregistrent une croissance de leur site de 20 % par mois, depuis sa création en 2009. « En réaction à la mondialisation et à l'uniformisation, il existe un mouvement de fond, en France, de retour à la production fait-main et artisanale », analysent-ils.
Le statut d'auto-entrepreneur (524 000 personnes au 31 juillet) a aidé ces créatrices. Il a servi de tremplin à Adèle, qui voit déjà plus loin : « Je pense devenir artisan. Mes créations méritent ce statut ! », dit, en riant, celle qui concourt actuellement sur alittlemarket pour gagner un stand sur le prestigieux salon parisien T-Mode.
Christelle GUIBERT.











